Éco-anxiété et sauvetage de planète

October 3, 2019

 

 

Être écolo, c’est bien. Tant que ça ne génère pas d’éco-anxiété. L’anxiété ne règlera pas les choses. C’est ce qui fait que des gens avec des valeurs semblables vont finir par s’engueuler sur les réseaux sociaux au lieu de se mettre ensemble pour avancer vers des solutions

 

Cas réel : S'en prendre à un autre “zéro-déchet” parce qu'il utilise des sacs biodégradables pour mettre ses quelques déchets mensuels. Parce que les sacs biodégradables ne se dégradent que dans un environnement aérobie et alors que celui d’un site d’enfouissement est plutôt anaérobique, c’est tellement contre-productif. Même si personne n’y a était allé d’insultes et brusqueries (mais dans cet exemple c'était le cas), la personne fautive, qui pensait se faire féliciter pour sa bonne action, prendra très mal de se faire renseigner par les autres membres de la communauté zéro-déchet et aura plutôt l’impression d’avoir reçu bonne rince des autres internautes. 100% certain qu’elle le prendra personnel, surtout que certains n’iront pas de main morte pour lui faire savoir à quel point c’est une conne et qu’elle nuit à l’humanité entière avec ses sacs biodégradables. Et voilà encore une fois une division au sein d'une belle communauté qui perdra quelques membres (dont moi parce que je n'ai pas l'énergie d'endurer les crises d'égos de tout le monde sur Internet) au lieu d'avancer ensemble vers un but commun. On peut tu juste faire de notre mieux et accepter que des gens, des fois nous-même, peuvent se tromper, faire des erreurs sans pour autant en faire un drame?

 

 

 

C’est aussi l’éco-anxiété qui fait que certaines personnes vont plutôt avoir un discours du genre : A quoi bon. Ça ne sert à rien. C’est le gouvernement, c’est les industries, on a aucun poids contre ces gars-là. On sait bien que rien de bon peut ressortir d’un tel état d’esprit. Regarder la planète dépérir avec le sentiment de ne pouvoir rien faire est atroce. Se sentir impuissant, y’a rien de pire pour se sentir anxieux. Et s'en prendre à ceux qui agissent en les ridiculisant, ça nous avance à quoi? Chaque geste compte. Chaque geste compte parce que chaque geste est un pas de plus vers l’amour, l’espoir, vers le désir d’améliorer les choses. Chaque geste peut informer une nouvelle personne, lui donner envie de participer, lui donner une lueur d’amour et d’espoir. Et ça c’est comme la haine ou la mauvaise humeur, c’est contagieux, voir même exponentiel. Mais surtout, ça libère. Ça nous libère de cette maudite anxiété. Parce qu’on n’est plus impuissant. On est acteur de notre survie. Qu’on y parvienne ou non, on est dans l’action. On n’attend pas, là tranquille, que la mort vienne nous chercher.

 

 

 

Je suis convaincue que pour sauver la planète, ou se sauver soi-même plutôt car on sera exterminé avant elle, ça prend de l’amour. D’abord de l’amour de soi. Celui qui vient du coeur, pas l'égo. Parce que quand on s’aime tel qu’on est, on est bien moins porté à vouloir acquérir des choses inutiles et surconsommer. On s’aime comme on est, on apprécie la vie telle qu’elle est. On ne vit pas au-dessus de nos moyens, endettés et encore plus anxieux, prisonnier. On n’a pas besoin de maquillage ou de chaussures inconfortables qu’on ne mettra qu’une ou deux fois. Ni d’une nouvelle robe pour chaque nouvelle occasion. On n’a pas besoin que les autres nous disent qu’ils nous trouvent belle pour se sentir belle. On ne recherche pas l'approbation des inconnus sur internet. Et dans ce temps-là, on est en mesure d’avoir des conversations pertinentes, on est ouvert à l'apprentissage, on accepte que des fois, les autres en savent plus que nous et on est juste contents d’apprendre de nouvelles choses. Apprendre est une richesse tellement précieuse. C’est un réel gachi de s’en priver juste parce que notre besoin d‘avoir raison prend le dessus parce qu’on ne parvient pas à se sentir à l’aise avec nos imperfections. Personne n’est parfait. Et c’est très bien ainsi. Parfait (et tous ses dérivés) est un mot qui ne devrait tout simplement pas exister.

 

 

 

Mais y’a aussi l’amour des autres. Si on aime les autres, on n’achète pas made in Bengladesh. On ne mange pas de produits animaux (je les inclus dans “les autres”). On soigne ses états d’âme pour ne pas rendre les autres malheureux avec notre humeur et nos méchancetés. Mais c’est difficile d’aimer les autres quand on n’a même pas la force de s’aimer soi-même. Je suis convaincue que c’est la clef. On peut apprendre à s’aimer. C’est en fait le plus grand pouvoir que l’on possède. Plus on s’aime, plus on fait du bien aux autres, car on est là pour leur faire du bien et non pour leur prendre le bien qu’on est incapable de générer envers soi-même. Et plus les autres ont envie de faire du bien eux aussi. C’est ainsi qu’on fait plus attention à notre planète et ses habitants. Dans nos paroles, dans nos actions, dans nos pensées qui ne sont pas obligées d’être toxiques.

 

 

 

S’aimer ça s’apprend. C’est un long chemin pas toujours tranquille, qui progresse, qui stagne, qui revient en arrière aussi des fois. On peut se perdre et revenir sur ses pas. Mais au moins, quand on est occupé à apprendre à s’aimer, activement, on a beaucoup moins de temps pour s’en faire de ce que les autres pensent et tranquillement, sans s’en rendre compte, ils ont de moins en moins d'emprise sur nous. On se connaît mieux que quiconque, on sait ce qu’on vaut, alors pourquoi s’en faire de ce qu’un inconnu frustré qui ne s’aime pas lui-même sur Internet pense de nous?

 

Arrêtons de se taper dessus. Aimons-nous. Unissons-nous pour engendrer des solutions, des mouvements pour créer des humains qui tiennent à la vie, la vie sous toutes ses formes, qui la respectent et qui l’aiment.

 

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