Ma nouvelle obsession pour les plantes d'intérieur

August 13, 2019

 

Je ne vous cacherai pas que j'ai l'impression que mon minimalisme a un peu stagné depuis mon dernier déménagement. Je sais pas si c'est parce que je ne m'en suis pas vantée plus qu'il faut sur les réseaux sociaux (si c'est pas sur Instagram, c'est que ça ne s'est pas passé!) J’ai quand même poursuivi dans mon épuration mais à pas de tortue, je dirais. En mode #SlowToute, sans pression. Mais globalement, ça va. Je vis bien dans mes affaires. Même s’il me restera toujours de l’amélioration et des ajustements à faire, je restais pleinement confiante que j’avais atteint un certain niveau de confort minimaliste. Jusqu’à ce que je développe une nouvelle obsession pour les plantes d’intérieur. Là, j’ai dû débarrasser les surfaces des quelques meubles qu'il me reste de leur contenu afin d’y placer mes nouveaux bébés verts, ce qui en soit n’est pas une mauvaise chose.

 

Le problème c’est qu’à un moment donnée, il n’y avait plus assez de place sur mes meubles pour les plantes. Alors je fais quoi? J’achète des pieds, des petites tables d’appoint, des tablettes, des crochets, des jardinières en macramé? Et là il me faut des pots, pleiiiiin de pots! De la terre, de la perlite, des billes d’argile, de l’engrais, de l’eau déminéralisée, des hormones pour les racines, etc etc etc, ça ne fini plus!

 

 

 

Suis-je encore une Wannabe Minimaliste?

 

Car si je suis honnête avec moi-même, l’adrénaline que mon cerveau sécrète quand je magasine pour le confort de mes plantes ressemble grandement à celui que ressentent les humains quand ils recherchent la bonne affaire en magasinant des vêtements ou de la nouvelle déco (et qui serait apparement le même système déclenché par le cerveau quand l’Homme partait à la chasse pour assurer sa survie, un des principaux atouts des agences de marketing!).

 

Est-ce que j’essaye de combler un vide?

 

Comme c'est souvent le cas quand un Wannabe Minimaliste fait une rechute. Oui, absoluement sans aucun doute! J’habite en ville, voyez-vous. Et plus spécialement dans un quartier très bruyant et pollué (près de l’échangeur Turcot : J’en ai tu mangé des trucks de poussière les dernières années d’après vous?), près d’un chemin de fer très très très passant (la quantité de longs trains interminables qui passent par là sans arrêt jour et nuit, au grand bonheur de mon petit garçon qui s'installe là pour attendre et regarder passer le prochain : wagons de pétrole, animaux d’abatoires, shipping container ou humains entassés en route vers leur esclavagisme moderne n’a rien pour me faire sentir zen par rapport à ma planète!). Je crave la nature, une maison dans l'bois, comme ça même pas de bon sang. On est passé à deux doigts d’acheter une maison dans le nord ce printemps. Pour toutes sortes de raisons que je vous conterai peut-être une autre fois, le projet est tombé à l’eau (littéralement!) et on a décidé d’attendre encore 2 ans avant de le concrétiser, question d’avoir plus de choix et acheter quelque chose qui nous plaise réellement et qui ne coûtera pas aussi cher de travaux que le prix initial de la maison. Peut-être même se construire quelque chose sur mesure, d'autonome énergétiquement et moins polluant qu’une maison traditionnelle. Faut ben rêver un peu dans vie, han! Sinon on fera jamais rien de mieux. 

 

 

 

D’ici là je me dois de prendre mon mal en patience et m’adapter comme je peux à mon environnement qui m’agresse en permanence, et je pèse mes mots. D’ailleurs, pour ceux que ça intéresse, je me suis partie un compte Instagram qui s’appelle @mon_montreal dans lequel je partage juste pour le fun ce que j’aime de ma ville, une façon comme une autre d’apprendre à focusser sur le beau et oublier un peu ce qui m’amène dans un état d’être négatif. Du positive brainwash que j’appelle ça. Sur ce compte, je partage des images de murales, boutiques engagées et de coins nature où aller se réfugier pour faire le plein d’énergie pure et se grounder. Mes plantes font un peu le même boulot, en apportant cette touche de vie à ma demeure. Sauf que leur survie dépend en grande partie de mes soins et de l’énergie que je déploie pour leur bien-être. C’est changer le mal de place, finalement, sauf que le mal se transforme en bien en quelque sorte.

 

Par contre, contrairement aux objets habituels, je n’ai pas l’impression que ma mini-jungle in progress fait hausser mon niveau de cortisol (l’hormone du stress qui se déclenche quand on vit dans une maison encombrée). Au contraire, prendre soin de mes plantes, ça me calme. Les regarder, même toute entassées par terre devant la seule fenêtre qui leur donne une lumière décente, est un cadeau quotidien pour moi. Elles me font tellement de bien, et au reste de ma famille aussi, qu’on a décidé de déménager encore, (pour la 4e fois en 3 ans, je pense que ça ne se soigne pas… Peut-être qu'on devrait s’acheter une van au lieu d’une maison...) dans un appartement plus ensoleillé, afin de pouvoir les disperser partout dans la maison et profiter de leur bienfaits dans toutes les pièces. Et qui dit “Encore un autre déménagement” dit “Yéééé, encore du désencombrement!!”. C’est comme si... je déménage tellement souvent dans’vie qu’inconsciemment j’attend ce moment là pour faire mon désencombrement! haha!

 

 

 

Mais c'est en paquetant que j’ai réalisé l’ampleur du chemin que j’ai parcouru. Car j’ai fait une dizaine de boites et ça y est presque. Il reste des vêtements, de la vaisselle, mes plantes et pis coudonc, c'est pas mal ça! On dirait que j'y crois pas. Tout le reste était déjà sagement rangé dans des bacs ou des caisses en bois décoratives… thanks to Marie Kondo! Je pense que Raÿla, qui n’habite même plus ici, a plus de stock que nous dans le locker. En fait, je pense que désencombrer est devenu quelque chose de naturel que je fais au fur et à mesure. Ce n'est plus un évènement en soi. Ça s'est fait naturellement sans trop que je m'en rende compte. Alors hell yeah que j’peux me permettre de m’encombrer de plantes si j’veux! Je l'ai bien mérité!

 

C’était ma réflexion à voix haute. Évidemment, je lui ai donné la direction que je voulais bien. C’est facile quand on se parle à soi-même d'arriver à la conclusion voulue. Mais gênez vous pas pour venir m’obstiner dans les commentaires si pensez le contraire. Je feelerais pour argumenter. Mon chum est parti dans le Bas-du-fleuve avec les enfants depuis 4jours et je pense que j’m’ennuie un peu...

 

 

 

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