J’aime écrire. Et j’ai tout le temps plein de choses en tête qu’il me tarde d’extirper de là pour les aligner sous mes yeux au son des cliquetis de mon clavier.  Que j’aurais aimé être blogueuse! Une vraie blogueuse, je veux dire. Une qui écris tous les jours et qui est lue par des gens qui ne la connaissent pas pour vrai. La vérité c’est que ça me stress trop. J’ai comme abusé des écrans et on dirait que j’ai développé une sorte d’intolérance. Je me trouve toujours quelque chose de plus important à faire que de m’asseoir devant mon ordi. Comme prendre le temps de passer du temps de qualité avec mon chum et/ou mes enfants, passer faire coucou à mes parents ou mes amis que j’aime tant mais que je ne vois pas assez souvent, on est rendu physiquement tellement loin les-uns des autres.  Prendre le temps de me préparer un bon repas ou me coucher tôt pour me sentir en forme le lendemain passe toujours avant l’urgence de mettre par écrit tout ce qui me passe par la tête.

 

C’est le choix que j’ai fait pour l’instant. Mes deux derniers enfants sont si jeunes, ils ont besoin de toute ma présence, tandis que ma plus vieille est sur le bord de quitter le nid familial pour ses études et entamer sa vie d’adulte et je veux profiter de chaque instant auprès d’elle pendant que je le peux encore. Alors mes billets de blogue sortent au compte-goutte. Mais j’y pense tous les jours et je suis convaincue que le rythme s’accentuera à mesure que j’arriverai à créer du temps pour ça.

Mais ça c’est si j’arrive à cesser de me questionner sur le pourquoi du comment de ce qui me pousse à écrire et que j’arrive à déterminer s’il en vaut la peine que je me crée du temps pour ça.

 

Pourquoi écrire? Est-ce mon égo d’humain inconsciemment en quête de l’approbation de mes pairs? Pas certaine… Mes idées sont généralement loin de celles de la norme alors je doute fort que je retrouve de l’approbation sur les zinternets. Alors c’est quoi? Le besoin de me définir en tant qu’être unique et différent? Pour quoi faire? Pour me faire blaster par les haters? Ou pour peut-être retrouver mes semblables qui ont des idées similaires aux miennes? Ou peut-être que je m’imagine que mes récits peuvent intéresser quelqu’un, inspirer ou au contraire servir d’avertissement en devenant une sorte de mode d’emploi À NE PAS FAIRE…? Puis-je servir à quelque chose? Est-ce encore mon égo qui parle?

 

Ego? C'est toi là-bas dans le noir?

Ce qui nous mène au point suivant.

Je pensais écrire sur le minimalisme mais je me suis rapidement aperçu que mon cheminement vers une vie plus simple allait être beaucoup plus complexe que je l’aurais cru, principalement sur le plan émotif et humain. Ma sensibilité s’est transformée et j’ai eu envie de m’ouvrir aux autres et explorer cette étrange complexité qui réside dans l’être humain au lieu d’essayer de la fuir. Et en bon grain de sable au fond de l’océan, je me permets ici d’exposer ma perception de tout ça, sachant très bien qu’elle m’est unique et qu’il existe autant de perceptions que d’êtres humains sur terre, multiplié par le nombre d’instants présents dans une vie. Du coup on peut se demander à quoi bon tout ça? J’y répondrai peut-être un peu par quelques réflexions ici et là. Je ne sais.

Est-ce de la philosophie ou de l'auto-psychanalyse? Sans doute un peu des deux. Puisqu'on imagine et analyse le monde en fonction de notre perception de celui-ci. Ma perception et donc ma réalité ne sera jamais la même que la tienne. Peut-on quand même s'intéresser à celle de l'autre? Moi je m'intéresse à celle des autres. C'est peut-être pour ça que je pense que la mienne peut en intéresser d'autres...

Ce qu'il y a de magique dans tout ça, c'est que nos perceptions peuvent se mouvoir et se ré-enligner en fonction de nos expériences, de ce qu'on apprend de nouveau, de ce qu'on lit ou accompli. C'est vaste, ça peut même faire peur,  mais c'est ce qui fait, je trouve, que c'est si merveilleux d'être un humain.

En secondaire 2, je m’affublais de t-shirt de Kurt Cobain, de mèches mauves dans les cheveux. Je m’étais même peint les ongles en noir une fois chez ma cousine, Oh SACRILÈGE! Ça n’en prenait pas plus pour que le lendemain à l’école, je me fasse traiter de… WANNABE! C’est drôle parce que j’ai jamais vraiment compris elle était où l’insulte. D’abord, j’aime le rythme des mots Wanna Be mis ensemble, je trouve ça beau, phonétiquement. Puis, wannabe quoi au juste? Ça m’tentait. Je l’ai fait. Je ne me suis pas demandé ce que les autres allaient penser, je l’ai juste fait. Après, comment c’est perçu par les gens autour, je n’ai pas de contrôle là-dessus. Je n’ai pas essayé de m’habiller en pitoune parce que là, je me serais moi-même traité de wannabe. Le plus étrange, c’est probablement plus ça qu’on attendait de moi alors bon, allez comprendre! Dans ces termes-là, je veux bien être votre wannabe! Je serai wannabe moi-même!

Puis y’a eu Les Wannabees, le groupe de motards pas mal nonos dans le film Camping Sauvage, que tout le monde semble détester à part ma sœur et moi. Même qu’à une certaine époque, on connaissait les répliques par cœur (han Rachel? «Ça c’est d’l’eau potable. Mais… Bois pas ça!») mais aujourdhui, mon cerveau bien lubrifié aux hormones de maternité l’a probablement remisé aux archives quelque part au cours d'une de mes deux dernières grossesses pour faire de la place pour mémoriser des trucs plus importants. Faudrait que je le réécoute pour voir si ça me reviendrait. Mais du coup, Wannabe, ça me fait penser à ce film qui m’a tant fait rire et j’aime encore plus le “mot“.

Aujourd’hui, je pourrais dire que le terme me convient parfaitement. J’ai jamais su ce que je voulais faire dans la vie. Y’a comme trop de choses qui m’intéressent, je suis une hyperactive de l'intérêt. Je suis une wannabe yogini, wannabe herboriste, wannabe minimaliste, wannabe voyageuse, wannabe bonne mère de famille, wannabe feministe, wannabe vegan, wannabe free, wannabe permaculturiste, wannabe animal rescue, wannabe bilingue, wannabe zen, faut surtout pas oublier wannabe zero-déchet (j'ai beaucoup de job à faire sur celui-là!) et j’en passe.

J’essaye fort de m'enligner sur un seul intérêt mais j’ai de la misère avec les compromis. Et  même que des fois, souvent, je me contredis alors je doute, je réfléchis, je me réponds puis deux semaines plus tard je re-doute… Être moi, c’est du sport. Je voudrais être bien des choses. Mais ce qui compte vraiment, c’est ce que je suis maintenant, c’est-à-dire une wannabe tout ça. Ce qui fait que je suis à la recherche d’authenticité, je veux vivre à mon rythme, je veux m’améliorer, découvrir des choses nouvelles tous les jours et continuer de m’émerveiller des petites choses. Je suis donc une wannabe en mutation et je me considère difficile à décrire.

Merci d'avoir lu jusqu'ici.

Je m'appelle        ulie et je suis...

blogueuse
philosophe
wanna be

wannabe philosophe-blogueuse!

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J'ai trouvé toutes sortes de moyens de m'échapper du vide qui vient avec cette immensité de possibilités que représente la vie mais là, j'ai envie de sauter et nager dedans afin de bien le sentir et rattraper le temps perdu à faire semblant d'avoir d'autres choses de mieux à faire

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